Les écrits de Renée Lampin

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05 août 2022

ILS... A la plage.

  Beaulieu sur Mer. La Baie des Fourmis. Aout 2018.

 

La mer qui respire au rythme de ses vagues

Cajole avec douceur la bordure du sable.

Mais… ILS sont déjà là, c’est la belle saison.

Chapeaux, lunettes sombres,

Jacasseurs badins et souriants

 Affalés sous les parasols

Qui d’un œil, surveillent les enfants.

Et la mer soupire, enrobant tous ces corps 

Libérés des carcans.

 

 Le ciel d’azur  insuffle le bonheur,

Le soleil ardent ripoline les peaux.

Sur des serviettes,

ILS  jouent à pile ou face :

A tous  les coups l’on gagne !

Poulets rôtis à point,

Label  irréfutable d’un séjour de vacances.

 

A l’heure où la lumière accuse les reliefs du sable,

 Les enfants  fatigués se chamaillent.

 ILS quittent enfin la plage

Avec lenteur, chacun s’éloigne

En   laissant derrière lui

Des traces indélicates d’une bêtise crasse.

 La mer  se fait verte

 Désabusée des hommes.

 

Un vieux bouquin souillé

 Ouvert en éventail

Tourne et retourne ses pages

Au moindre souffle du vent.

Les mots, les belles phrases

Se délitent dans l’humidité sournoise

Et l’indifférence des gens.

 

 Le soleil se couche sur un lit d’horizon.

Des  amoureux s’enlacent,

Ombres chinoises

 Face au ciel embrasé de tous feux.

Le sable se fait gris, en repos pour la nuit.

La mer ondule sous des reflets d’acier,

Et rugit de sa toute puissance.

ILS reviendront demain…  C’est la belle saison.

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26 juillet 2022

Rameau : les Sauvages, forêts paisibles (les Indes galantes) par les Arts florissants

 

 

 



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Nuit Blanche

NUIT BLANCHE

 

La tête sur mon polochon

Aussi raide qu’une momie.

Mon regard fixant le plafond

Je déplore cette avanie

Que dis-je, cette malfaçon

Qui provoque mon insomnie.

 

J’ai dû compter tous les moutons

De trois ou quatre bergeries :

Les tondus, et les avortons

Filant le train d’autres sosies

Se sont montés le bourrichon

Pour bêler en cacophonie.   

 

J’ai secoué mon édredon

Et dispersé la compagnie :

Pour un départ en escadron.

Leur silence fut mélodie.

Mais le sommeil, ce faux- jeton

Se dérobe avec félonie.

 

A mon côté dort, sans façon,

Un homme offert aux rêveries.

J’approche ma main, à tâtons

Frôlant ce corps en léthargie,

Parti franchir le Rubicon,

 Ignorant mes cajoleries.

 

Pour oublier cet abandon

Je respire avec frénésie.

Je voudrais chasser le démon

Malicieux, il me défie

D’ingurgiter un cacheton

Qui m’endormirait, par magie…

 

Dieu des rêves, je me morfonds

Rejoins-moi vite, je t’en prie.

 Pour me chanter, au diapason

Des mots doux, tendre griserie.              

Morphéüs !  Divin sauvageon

Enfin, je me suis assoupie !

 

Mais, prés de moi, un lumignon

Qui cache sa machinerie

Larguera  bientôt tous les sons

Programmés pour sept heures et demie.

Hallali d’un sommeil profond.

J’en resterai tout étourdie !

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16 août 2021

Soirée douce

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Les maisons sont comme les gens, elles ont leur âge, leurs fatigues, leurs folies. Ou plutôt non: ce sont les gens qui sont comme des maisons, avec leur cave, leur grenier, leurs murs et, parfois, de si claires fenêtres donnant sur de si beaux jardins. (Christian Bobin).

                                 

Sous la tonnelle, un soir d’été.

Empreint d’une langueur exquise.

Mon esprit divague et se grise

Aux douceurs de l’oisiveté.

  

Ma peau goûte à la volupté

Du souffle léger de la brise.

Sous la tonnelle, un soir d’été

Empreint d’une langueur exquise.

 

 Sur le parasol enchanté

Le soleil couchant musardise.

Mon âme vole et se déguise

En un cerf-volant délesté

Sous la tonnelle, un soir d’été.

 

 

         

 

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10 août 2021

Le soliloque de la rose

 

 Le ciel en fut témoin

C’était moi la première

Qui fleurissait en juin

Le long de la barrière.

Une rose en bouton

Enfin ! dit Mélanie

Qui se prit de passion

Pour ma suprématie.

Le destin me dotait

D’une allure élégante

Un teint rosé parfait

Carnation transparente.

 

 

Le ciel en fut témoin

Combien elle était douce

La main qui prenait soin

De moi, pour que je pousse.

Et l’amour tout puissant

Qui me liait à elle

Devenait vivifiant

Et me rendait plus belle.

Pourtant un matin lourd

Je fus pris de vertige

Lorsque d’un geste court

Elle a coupé ma tige.

 

 

Le ciel en fut témoin

Quelqu’un m’avait trahie

Je l’oublierai demain

Mon âme est aguerrie.
Je baigne maintenant

Dans un vase opaline

Pour honorer un temps

Une photo chagrine

D’un être bien aimé

Qui n’est plus auprès d’elle

Que je dois gratifier

De ma beauté charnelle.

 

 

Un pétale succombe

Puis un autre, en signal

De mon destin qui tombe

En larmes de cristal.

 

 

Renée LAMPIN

9 ème concours international littérature

« LES CORDÉES » Octobre 2016

1 er Prix de la rose d’or

Prix spécial du jury.

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02 août 2021

Amour, toujours

berger

 

 

Un beau dimanche après la messe,

J’ai croisé le regard coquin

D’un berger qui fit la promesse,

De m’aimer d’un amour sans fin.


Et moi, je danse à la saint Jean

Le cœur ému d’un feu troublant.

 

Amoureuse, en état de grâce,

A travers mon sillage suit

Ma lumière au reflet tenace.

Je n’aimerai jamais que lui.

 

Et moi, je rêve en m’endormant

D’un avenir plutôt charmant.

 

Mon père a détruit l’espérance,

Et repoussé mon doux berger.

Il m’impose une proche alliance

Avec un voisin fortuné.


Et moi, je pleure en voile blanc

Au bras d’un époux décevant.

 

Passe le temps, sèche les larmes

Mon existence à ses attraits.

Un jeune enfant pétri de charmes,

Dans mon logis, quelques valets.

 

Et moi, je pense très souvent

A mon bel amoureux d’Antan.

 

 

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Je vous offre Erik Satie en écoute...

 

 

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27 juillet 2021

Invitation

 

violon

Sur la musique qui violone

Un tango lent à quatre temps,

Grisée par votre charme fou

J’ai murmuré dans votre cou :

 

 Viens danser !

 

Posez vos mains douces et fiévreuses

Sur mon corps alangui et souple.

Docile, j’épouserai vos pas

Pour faire tanguer nos corps épris.

Effronté jusqu’à l’impudeur,

Mon regard crucifie le vôtre.

Dans un tourbillon harmonieux

Nos silhouettes se rapprochent,

De votre oreille ma bouche est proche :

 

Enlace-moi !

 

Ardente supplique amoureuse

Je rêve d’arrêter le temps.

Les secondes s’égrènent en perles

Pour un collier de souvenirs.
Avant que la musique cesse

 Mettant un terme à nos folies :

 

Je t’en prie !

 

Emberlificote-moi

Dans un arobase de soie.

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